MOSSOUL : Acte final de la guerre en Irak?

Voilà plus de 13 ans déjà que les premières troupes de la coalition, menée par les forces américaines, ont engagé le combat sur le sol irakien. Tout a commencé en 2002, lorsque le Vice-Président Américain de l’époque Dick Cheney, sur la base d’informations apportées par les services secrets américains, entama une vaste tournée diplomatique, martelant que Saddam Hussein, ex-Président de la République irakienne, élaborait des armes de destructions massives. Ce rapport des services secrets, aujourd’hui encore, continue d’alimenter les polémiques car aucune arme de destruction massive ne fut trouvée après la chute du Président Hussein 09 mois plus tard. C’est dans une Irak majoritairement détruite que les groupes armés s’installèrent, profitant du chaos implanté par les forces américaines et leurs alliés. Dans l’optique d’une purge territoriale d’éventuelles menaces terroristes, plus d’une décennie de combats s’en suivit. La ville de Mossoul, dernière grande ville du pays encore dominée par les djihadistes, sera sans doute le dénouement de ce sombre chapitre. Grande métropole du nord du pays, elle représente à ce jour la base irakienne de l’organisation Etat Islamique, qui est l’axe principal des communautés terroristes dans le monde. Malgré le grand enthousiasme de la communauté internationale, la « libération » de cette ville s’annonce laborieuse, dans la mesure où des centaines de milliers de civils, et majoritairement des enfants, y seraient encore pris au piège. Les investigations à Mossoul s’avèrent ainsi être très délicates pour ceux-ci, à l’heure où des menaces d’attaques à l’arme chimique et de crimes contre l’humanité planent sur la ville. Bien que cette menace soit réelle il est clair que, pour le le porte-parole de la coalition menée par les Etats-Unis, le colonel Jon Dorian, il n’est pas envisageable de limiter les assauts sur la ville. « Il n’y a pas de pause dans nos efforts pour libérer Mossoul, des troupes avanimagescent le long de différents axes pour libérer la ville » a-t-il affirmé, donnant ainsi le ton des prochains jours. Il apparaît donc essentiel pour l’armée de la coalition, de « tirer le rideau » sur ce triste chapitre, représentant sans aucun doute l’un des plus grands échecs des services de renseignements américains.

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