L’intelligence artificielle entre peur et réalité.

Depuis plus de cinquante ans, un nombre considérable de tests ont été élaborés qui visent à évaluer régulièrement cette intelligence artificielle dite « faible » en plein essor (Alpha go de Google, Deep Blue en 1997 de IBM battait le meilleur joueur d’échecs) selon des protocoles et des modalités diverses. Pour l’heure, il n’existe pas une intelligence synthétique de la machine mais une palette de compétences susceptibles d’être mises chacune, séquentiellement, en concurrence avec la compétence équivalente chez l’homme. Certes, au plan de la mémorisation, du stockage, du traitement statistique des informations et de la vitesse calculatoire, la machine bat l’homme. Soit. Cependant, par analogie, nul ne songe à considérer sérieusement que l’athlète jamaïcain Usain Bolt (le champion du monde du 100 m, du 200 m et du 4 x 100 m) est le meilleur de tous les hommes au prétexte que dans un stade il est manifestement le plus rapide d’entre eux. Et donc Un système peut être dit intelligent et ses capacités peuvent surpasser de très loin celles des êtres humains dans certains domaines sans qu’il soit doué de raison ou qu’il nous soit réellement supérieur de manière générale.

Le test qui semble faire la quasi-unanimité chez les spécialistes est celui de Turing qui propose de considérer qu’une machine ne pouvait être dite «intelligente» qu’à la condition qu’elle puisse leurrer l’homme en se faisant passer à ses yeux pour une intelligence humaine : un jury rassemblé dans une pièce isolée est ainsi censé discuter sans les voir avec plusieurs interlocuteurs ; si au terme de cinq minutes de conversation la machine qui s’est glissée dans le groupe des interlocuteurs n’a pas été démasquée par au moins 30% des membres du jury, alors le test est réussi. On ne connaît qu’un seul cas de test positif durant les 50 dernières années, mais il est à préciser que le contexte de cette expérience réalisée à l’université de Reading en 2014 est largement contesté. Le test de Turing introduit une dimension fondamentale qui fait des tournois d’échecs et de go des jeux calculatoires. Cette dimension  c’est l’aptitude sémantique à véhiculer du sens, à s’exprimer au moyen de règles partagées ce que l’on appelle la syntaxe permettant la communication entre deux individus quelconques.

Les véritables dangers de l’intelligence artificielle  résident aujourd’hui et demain dans les usages. Aujourd’hui dans la destruction des emplois par une automatisation de plus en plus poussée des taches, la collecte et le traitement des données personnelles à des fins inavouées, mais également dans la capacité de ces logiciels à faire face à d’éventuel bug, et des cyberattaques. Dans le futur les problèmes qui vont se poser seront beaucoup lié à l’éthique par la manipulation génétique, à la bio-ingénierie avec ceux qui considèrent qu’au fin fond de la biologie, ce ne sont que des machines, et se disent qu’au niveau nano technologique on peut reprogrammer tout ça, l’hybridation, avec ceux qui pensent à des systèmes informatiques dans le corps qui vont communiquer, voire à des connexions entre le cerveau et les réseaux informatique.

par AG MBALLA

Post Author: MBALLA MOYO Albert Gabriel

élève ingénieur en cinquième année Génie Informatique à l'ecole nationale supérieure polytechnique de yaounde

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