QUESTIONS INTERVIEW M. BATCHAKUI

pour cette 8ième édition de votre magazine, l’equipe d’hello-world interviewe M. Bernabé BATCHAKUI, enseignant – chercheur à l’ENSP. Docteur/PhD de l’Université de Yaoundé en Sciences de l’ingénieur, option génie informatique

  • Quel est votre cursus scolaire ?

Baccalauréat série C, Licence en informatique et mathématiques, ingénieur de conception du Génie informatique et Doctorat/PhD en Science de l’ingénieur option génie informatique.

  • Vous êtes ingénieur polytechnicien, pourquoi avoir choisi le métier d’ingénieur et en particulier le domaine de l’informatique ?

D’abord parce que j’aime être utile, j’aime le concret, je n’aime pas rester dans les nuages, c’est pourquoi j’ai choisi le métier d’ingénieur. Notre quotidien est essentiellement constitué des problèmes à résoudre. La vie ne peut être facile que si ces problèmes trouvent aux quotidiens des solutions. Si vous voulez vraiment être utile, vous devez cultiver l’esprit de créativité et c’est ça l’ingénieur. Vous devez vous doter des aptitudes à résoudre des problèmes et ceci se puise fort bien dans l’ingénierie où on apprend à utiliser nos connaissances scientifiques et technologique pour apporter des solutions aux problèmes difficiles. Le domaine informatique parce que ce domaine permet d’embrasser tous les autres domaines à travers les sollicitations constantes par les autres, parce que ça vous donne d’être toujours entrain d’entretenir votre mémoire.

  • Quel est votre parcours professionnel ?

Je sors de l’école en 1997, recruté en 1998 par l’Institut des Techniques des Sciences des Enseignements (ITSE) comme Développeur et Chef de l’équipe
développement dans le projet EIADM (Enseignement Interactif A Distance et Multimédia). Mise en œuvre dans le cadre de ce projet, de nombreuses applications multimédias dédiées à l’enseignement (2 ans d’expérience). Parti de l’ITSE pour CGICOM en 2000, après 2 années à GGICOM comme chef de département de l’infrastructure matériel et réseaux où j’ai supervisé de nombreux projet de réseau et système, j’ai suspendu mon contrat car admis en DEA, suspension du contrat suite à mon admission en 2002 en DEA à l’ENSP. J’achève avec succès la même année et en décembre 2002, j’obtiens un contrat de 1 an comme consultant Expert Formateur SAP et Chef d’équipe de formateurs externes SAP à ALUCAM. Après une année d’expérience comme formateur SAP, je retourne à CGICOM comme Chef de Département Support et Formation. En 2005, je prends une inscription en thèse de Doctorat/PhD (parallèlement avec mes activités professionnelles). En 2007, je démissionne de CGICOM pour me consacrer à mes activités de recherche. En 2008, je suis recruté à l’Université de Yaoundé 1 comme Assistant. C’est ainsi que j’embrasse la profession d’enseignant chercheur. En 2012, je soutiens ma Thèse de Doctorat/PHD en science de l’ingénieur Option Génie Informatique. En 2013, je suis passé au grade de chargé de cours.

  • Pouvez-vous nous donner quelques projets sur lesquels vous avez eu à travailler ?

Projet EIADM (Enseignement Interactif A Distance et Multimédia) dont l’objectif principale était la production des applications multimédias dédiées à l’enseignement à distance.
Projets d’implémentation des réseaux et système : Cas MINUH, MINSANTE, DCM et UCAC.
Projet SAP Alucam – Déploiement à Alucam d’un PGI (Progiciel de Gestion Intégré)
Projet SIGIPES (Système Informatique de Gestion Intégré du Personnel de l’Etat et de la Solde)
Projet CompuClinic dont le résultat était la mise en œuvre d’un progiciel de Gestion Hospitalière pour le Groupe Santé Afrique Douala.
Projet GESCO pour l’entreprise ORA : projet de GEstion SCOlaire (Gestion d’inscription, Gestion des notes, Gestion des vacations).
Projet e-Learning SABC – Mise en œuvre d’une plateforme e-Learning dédié à la formation continue du personnel de la société Anonyme des Brasseries du Cameroun.

  • Pourquoi vous êtes-vous orienté dans l’enseignement ? Conseillerez-vous aux jeunes ingénieurs de se tourner vers l’enseignement ?

D’une part par passion, j’aime transmettre mes connaissances. D’autre part c’est un métier qui n’embrigade pas, on se sent autonome et indépendant.

  • Comment qualifierez-vous l’enseignement à Polytech ?

La formation à polytechnique est une formation de bonne qualité. La preuve c’est le feedback positif de nos étudiants quand ils vont continuer leur formation à l’étranger.

  • Comment qualifierez-vous la génération polytechnicienne actuelle tant sur le plan académique que dans le monde du travail ?

Concernant le plan académique, je voudrais d’abord rappeler qu’ils sont très jeunes par rapport à ceux de notre génération, ce qui fait qu’ils ne savent généralement pas qu’ils doivent se prendre en charge et sont pour la plupart collés à leurs parents. Les enseignants se sentent très souvent obliger à leur rappeler certaines choses. Ils s’adaptent aussi vite parce qu’ils sont intelligents. Concernant le monde du travail, ils sont très souvent impatients.

  • Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un étudiant polytechnicien ?

Les étudiants doivent être à l’écoute des conseils de ceux qui sont passés avant eux, ils doivent être disciplinés, ils doivent éviter la dispersion, surtout, ils doivent travailler dur car entrer à polytechnique ne suffit pas, on peut facilement être éjecté soit parce qu’on est indiscipliné soit parce qu’on ne répond sur le plan de la performance académique.

  • Vous êtes connu comme l’intermédiaire ou pourquoi pas l’initiateur des MOOCs à Polytech. Quelle est votre motivation ? Quelle est votre vision pour les MOOCs à Polytech ?

J’assure la mission que Monsieur le Directeur m’a confiée. Il en est l’initiateur du MOOC à l’ENSP. Je suis tout simplement le point focal. J’assure le relais MOOC de ce brillant projet MOOC for Africa du RESCIF (Réseau de l’Excellence en Science de l’Ingénieur de la Francophonie) dont l’ENSP en fait partie. Les MOOCs permettent aux apprenants de voir ce qui se passe ailleurs, de suivre un autre son pédagogique, d’accéder aux enseignements de haute facture pédagogique, de se spécialiser. Aux enseignants, les MOOCs leurs permettent d’enrichir leur panel de bibliographie à proposer aux apprenants, de s’améliorer pédagogiquement, d’apprendre aussi continuellement pour mettre à jour leurs enseignements, d’organiser leur temps pour la recherche car s’ils ont trouvé un MOOC qui cadre avec leurs cours, ils peuvent le mettre à la disposition des apprenants et venir en cours répondre aux questions des apprenants et ainsi être plus efficace. Et surtout pour ceux qui ont fait un MOOC, cela leur donne de se valoriser sur le plan international. En fin, c’est une solution claire dans des situations de gros effectifs.

  • Avez-vous des activités que vous menez en dehors d’enseigner à l’école ? Si oui lesquelles ?

J’ai un cabinet de consultation. Avec mes activités d’enseignement et de recherche, et l’environnement économique hostile, nous avons suspendus nos activités mais nous allons relancer dès que ce sera possible peut être à travers un projet intéressant.

  • Il est de tradition, dans nos éditions, de terminer l’interview sur des questions un peu personnelles. La première de cette série étant :

1. De quelle obédience êtes-vous ?
Chrétien protestant de l’EEC
2. De quelle tribu êtes-vous ?
Je n’aime pas répondre à cette question car je n’aime pas les étiquettes.
3. Quel est votre statut matrimonial ?
Pas important
4. Combien d’enfants avez-vous ?
Pas important non plus car je m’occupe de beaucoup d’enfants.
5. Quel est votre plat préféré ?
Je ne sais pas, j’évite tout simplement de manger ce qui peut nuire à ma santé
6. Quel est votre fruit préféré ?
Je n’ai vraiment pas de préférence. J’aime tous les fruits.

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